Comment faire de la musique assistée par ordinateur

Le studio de composition de Hans Zimmer
Le studio de composition de musique assistée par ordinateur de Hans Zimmer

Comment faire de la musique assistée par ordinateur ?

Il y a deux approches. Ceux qui commencent la musique par les logiciels de MAO et le compositeur qui viennent à la musique assistée par ordinateur alors qu’ils sont déjà expérimentés. C’est pourquoi on trouve deux méthodes principales dans l’utilisation des logiciels de musique : composer directement dans son logiciel, directement avec les instruments VST et construire son arrangement au fur et à mesure. Et ceux qui élaborent leur musique sur leur instrument et/ou sur partition et qui cherchent à réaliser leur production en interne.

Composer directement avec son logiciel et ses sons VST a l’avantage de faire des musiques qui sonnent très bien. La composition et la programmation se fait en fonction des sons et le résultat est optimisé. L’inconvénient de cette méthode, c’est le risque de partir sans savoir où l’on va et d’expérience sonore en expérience sonore, parvenir à quelque chose de creux et pas assez réfléchi. Typiquement, lorsqu’on arrange une piste après l’autre, il est rare qu’on revienne en arrière parce que l’harmonie pourrait être meilleure. Cela fait des musiques où la mélodie est enfermée sur des suites d’accords figés, souvent répétitives, comme robotisées par l’informatique.

Composer et élaborer sa musique avant d’ouvrir son logiciel de MAO permet d’enregistrer une musique mûrie et bien optimisée. C’est aussi une méthode qui donne beaucoup de frustration car votre banque de son ne permet pas forcément de produire le morceau que vous avez imaginé. On peut avoir de très belles compositions qui ne sonnent pas vraiment bien en MAO et sont désavantagées par rapport à des producteurs qui composent directement sur leurs VST.

Quelle est la méthode de production musicale idéale ?

Un peu des deux. Élaborer sa musique en amont en connaissant bien les possibilités de son logiciel de MAO et avoir la souplesse de modifier sa composition pendant l’arrangement pour optimiser le rendu des instruments virtuels.

Les logiciels de musique gratuits ou payants

Le seul logiciel de musique gratuit pour toujours qui soit de bonne qualité, c’est Garage Band sur Mac. C’est une version simplifiée de Logic Pro qui ne permet pas le mixage.

Les logiciels Ableton, FL Studio, Reason, Reaper, sont gratuits pour une période d’essai.

Si vous êtes un compositeur polyvalent avec l’envie d’aborder tous les styles de musique alors chez Studio Capitale Enseignement, nous pensons que c’est un piège de commencer par des logiciels spécialisés. Préférez plutôt partir sur la bonne voie avec Cubase element sur PC à 90€ environ, qui vous permet de monter en gamme progressivement et Garage Band sur Mac en vue de passer à Logic Pro. Ces logiciels fonctionneront pour tous les genres de musique, amateurs et professionnels.

Home studio de Hans Zimmer

Comment enregistrer ma première création musicale

Tous les logiciels de MAO fonctionnent sur le même principe. Tout commence par le choix du tempo, en bpm (nombre de battements par minute). Ensuite, on choisit, soit un instrument externe, comme votre guitare, reliée par votre carte son, que l’on enregistrera sur une piste audio, soit un instrument virtuel que vous enregistrerez sur une piste midi.

Il faut vite acquérir deux habitudes : ouvrir l’éditeur de piste et corriger la mise en place rythmique par la quantification. Puis affiner la vélocité, c’est à dire le niveau de chaque note pour restituer le phrasé et les nuances d’un instrument. Il ne faut pas confondre la vélocité qui correspond à un musicien qui joue plus ou moins fort et le volume qui correspond à un ampli qui monte ou descend le niveau sans changer le timbre de l’instrument. Une faute classique est d’augmenter la vélocité pour monter un instrument dans le mixage, ce qui modifie sa sonorité, alors que c’est le volume qui doit s’ajuster. Pour la quantification, le débutant corrigera à 100% et le professionnel choisira des réglages avancés pour préserver un jeu plus humain. Ces fonctions étaient limitées au midi mais aujourd’hui les pistes audio peuvent être éditées en rythme et en hauteur (pitch).

On construit son arrangement, parfois son orchestration, en conservant une balance bien équilibrée. Il est utile d’enregistrer cette balance avant d’attaquer le mixage car il arrive que l’on se perde et que votre autoproduction dérape. La technique reste toujours au service de votre création musicale. Par conséquent, le mastering doit arriver tard, seulement quand votre mixage est abouti. Trop de mastering peut remonter les réverbérations, modifier votre équilibre de mixage et vous faire perdre l’âme de votre musique. Le mastering ne doit représenter que les 10% de finition après 90% de mixage.

Le studio de MAO de Hans-Zimmer

Est-ce que j’ai besoin d’effets ?

On peut obtenir des résultats fantastiques avec très peu d’outils. Les égaliseurs, les limiteurs, compresseurs, les réverbérations, c’est tout. S’ils sont de qualité, c’est très bien. Certains producteurs utilisent beaucoup d’effets, soit c’est lié à leur style, soit c’est contre-productif car trop de médicaments, c’est trop d’effets secondaires. Par contre, posséder de bons instruments virtuels et maîtriser les contrôleurs, les keyswitches, les hot-keys, c’est fondamental pour les réalisations pointues comme l’orchestration en MAO ou la musique electro de qualité.

Il est difficile de connaitre toute sa banque de son car elle représente facilement des dizaines de milliers d’instruments. Il faut vite faire vos favoris et bien les connaitre. En réalité, on n’a jamais assez de sons car la musique évolue en permanence. Il faut s’informer sans cesse et prévoir son budget de mise à jour.

Un dernier conseil : savoir jouer un peu de piano est un avantage car tout passe à travers votre clavier maître. Bien connaitre les accords sur le clavier, même si vous n’êtes pas pianiste, fera une énorme différence.

Logiciel de création musicale

L’évolution du musicien de MAO

Au début, tout l’univers tourne autour du logiciel. C’est lui votre centre d’intérêt. Puis on progresse, on butte sur le mixage, sur les instruments virtuels complexes, les fonctions avancées. Et puis, un jour ou l’autre, on se rend compte que ce n’est qu’un outil et que la musique ça s’apprend. Le mode d’emploi d’un logiciel se voit en trois mois pour la base et un an pour les fonctions avancées. Bien composer est un apprentissage de plusieurs années. On peut maîtriser un logiciel, on ne maîtrise jamais la musique, elle est toujours en chantier. Le créateur de musique assistée par ordinateur est compositeur, instrumentiste, arrangeur, orchestrateur, ingénieur du son et producteur. Et parfois un peu informaticien… 🙂 😉

Pour en savoir plus sur la MAO, musique assistée par ordinateur… 

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  1. Pingback: Le rôle du formateur - Composition de M.A.O

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