Le mastering

Le mastering c’est l’action sur le mixage global, c’est à dire sur le bus de sortie, la piste master.

La règle d’or :

Le mastering ne remplace pas le mixage.

Son rôle est de parcourir les derniers 10%. Au delà, c’est le mixage qu’il faut reprendre.

Une action trop forte sur le mastering altère les phases et l’équilibre des instruments.
C’est pourquoi il doit intervenir sur un mixage réussi et abouti.

Protocole de mastering

La première étape du mastering est de sécuriser les niveaux contre l’écrêtage.

On utilise un limiteur brickwall pour cela.

Ensuite on peut utiliser un compresseur multibande qui, en jouant sur le global, nous permettra d’affiner notre objectif de mixage.

Certains plug-ins permettent de traiter séparément le centre et les cotés. (exemple le MD3 de TC).

Il est intéressant de se souvenir que les graves ne sont pas directionnels, mais que les aigus le sont.

Répartir les graves au centre et les aigus sur les cotés est une stratégie souvent payante.

Ceci doit commencer au mixage et peut se continuer au mastering.

Si l’on utilise un compresseur multibande, il ne devrait pas y avoir l’utilité d’utiliser un égaliseur.

On réservera donc l’égaliseur à la musique classique qui ne supporte pas la compression. (A cause des nuances contrastées à préserver)

De la même façon, le compresseur de mastering fera ressortir les réverbérations du mixage.

Il est donc rare d’avoir à en ajouter.

L’objectif du mastering

Il est double.

Vérifier que le mixage sonne partout et sur tout type de lecteur.

C’est le moment de tester au casque, sur votre portable, chez le voisin, niveau bas, niveau haut, etc.

Et ensuite, de se mettre en piste pour la guerre des niveaux.

Aujourd’hui, la nécessité de sonner plus fort que le concurrent est extrême.

Pour cela, au mastering, on augmentera alternativement la compression et une égalisation de correction.

En effet, une forte compression abîme les fréquences qui doivent être compensées au fur et à mesure.

Il est très facile de détruire son morceau à ce petit jeu.

Pour obtenir des niveaux de compression très élevés, il faut un grand savoir-faire et un équipement de haut niveau.

Les plug-ins habituels ont des effets négatifs sur les phases. Ils détruisent le signal et dénaturent le son.

A faible dosage, tout va bien. Après, le remède devient pire que le mal.

Un peu de maximizer peut suffire dans bien des cas.

 

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