La note sensible

Par souci de clarté, je distingue la note sensible dans une tonalité unique et la note sensible dans le contexte de modulation définitive ou passagère (emprunt).

1/ Dans une tonalité unique:

La note sensible se trouve un demi-ton avant la note de tonalité (la tonique).

C’est le septième degré de la tonalité.

On l’appelle sensible car elle a un mouvement d’attraction ascendant vers la tonique.

En Do majeur,la note sensible est le si.

Typiquement, l’accord de Sol majeur contient la note si qui doit se résoudre en montant vers le do.

Cette règle est respectée très rigoureusement en musique classique.

Que se passe-t-il en mode mineur ?

Nous avons vu qu’il y a quatre variantes mineures.

Deux n’ont pas de note sensible, car le septième degré est mineur.

En clair, en Do mineur, le si est bémol, il n’y a pas de si bécarre.

Deux variantes ont une note sensible, le mode mineur mélodique ascendant, et le mode mineur harmonique.

Et bien justement, c’est pour procurer une note sensible que ces modes existent depuis la musique baroque du 17ème siècle.

Notre enchainement de Sol majeur vers Do mineur devient possible, avec sa note sensible si qui monte vers le do.

 

2/ Dans une tonalité modulante:

La note sensible se trouve un demi-ton avant la note de la tonalité d’emprunt ou de modulation.

En Do majeur, si je remplace le Mi mineur (troisième degré) par un Mi majeur qui contient un sol dièse,
le sol dièse est la note sensible de la tonalité d’emprunt La mineur.
Le sol dièse doit donc monter et se résoudre sur le la.

La bonne compréhension des modulations est nécessaire pour identifier les notes sensibles d’emprunt.

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