Les cadences classiques

 

La musique s’exprime par tension-détente.

Dans un film d’action, il n’y a pas d’action en continue, dans une comédie, nous ne rions pas tout le temps mais en alternance de moments drôles puis calmes, puis drôles, etc.

De la même façon que la ponctuation d’une phrase, les cadences sont les virgules et les points.

L’équivalent du point s’appelle une cadence parfaite.

L’équivalent de la virgule s’appelle une cadence imparfaite, cadence évitée, cadence plagale, demi-cadence, etc. Ce sont des pauses qui attendent une suite.

Avant d’entrer dans plus d’explications, écoutons quelques exemples:

Voici une cadence parfaite dans “USA for Africa” de Michael Jackson.

Ici la ponctuation musicale est bien l’équivalent d’un point de fin de phrase.

Le refrain de “The miracle of love” d’Eurythmics, est constitué de deux cadences.

D’abord une cadence évitée, l’équivalent d’une virgule

Puis une cadence parfaite, l’équivalent d’un point de fin de phrase.

 

Les cadences parfaites

La cadence parfaite est constituée de l’enchainement de trois degrés fondamentaux:
IV V I, avec la variante fréquente de II V I (Nous avons vu que II est équivalent de IV)

Voici la cadence parfaite en Do majeur, IV V I, Fa, Sol7, Do:

Cadence parfaite en Do majeur.
Cadence parfaite en Do majeur.

 

Les autres cadences

Nous n’allons voir que deux autres cadences classiques.
Il en existe d’autres, dont la connaissance n’est pas essentielle pour le compositeur de MAO.

La cadence évitée

Au lieu de conclure une cadence parfaite en IV V I, on évite le I en utilisant le VI. Donc IV V VI.
Ce qui donne en Do majeur, puis Do mineur: Fa, Sol7, La min, Fa min, Sol7, Lab

Cadence rompue en majeur, Fa Sol7 La min, puis cadence rompue en mineur, Fa min, Sol7, Do min.
Cadence rompue en majeur, Fa Sol7 La min, puis cadence rompue en mineur, Fa min, Sol7, Do min.

 

La cadence plagale

Le mot plagale est très ancien. Il vient du chant grégorien, chant liturgique de l’église catholique, dérivé d’anciens chants romains, et pratiqué par les moines au XVème siècle.
Derrière ce nom se cache une cadence simple, IV I.
Aujourd’hui, on lui trouverait une sonorité plutôt blues, et donc bien éloignée des anciens chants romains.
Cette cadence fonctionne aussi bien en majeur qu’en mineur.
En Do majeur, cette cadence donne:

Cadence plagale, IV I, ici en Do majeur, Fa Do.
Cadence plagale, IV I, ici en Do majeur, Fa Do.

5 Comments

  1. LUDOVIC

    Stéphane,

    Il arrive souvent que des compositeurs comme moi-même ne sachent pas réellement ou pas suffisamment , faire sonner un morceau.
    Bien qu’ils aient tout le matériel nécessaire en MAO par exemple, en espérant que la structure du morceau convienne entouré de bons musiciens. Que faut il faire pour espérer gagner des place dans le TOP 50 ?!!!
    Est-ce un arrangement par logiciel ou d’un musicien arrangeur qui facilitera la tâche ?
    Ou bien quelqu’un, compositeur arrangeur, qui puisse revoir le morceau et réaliser finalement une refonte, pour arriver à l’objectif visé?
    J’ai pourtant eu de bonnes bases dans une école en cursus professionnel, mais ça date de 1994 !!! Alors c’est vrai que les bases de l’harmonie c’est super, mais il manque pas mal de choses outre la théorie !

    Merci.
    Cordialement.
    Ludovic

    1. Bonjour Ludovic.

      Je ne pense pas qu’un formateur puisse à la fois être honnête et à la fois garantir une place dans le top 50.

      En dehors des très grandes stars, les nouveaux artistes dans le top 50 y arrivent par hasard en poursuivant leur passion avec authenticité et persévérance.
      J’étais en studio avec Indochine quand ils enregistraient leur premier album et ils n’avaient absolument aucune idée du succès et de la longue carrière à venir.

      Je fais progresser les compositeurs en les faisant sortir de leur zone de confort et reculer leurs limites. C’est déjà pas mal.

  2. LUDOVIC

    Bonjour !
    Merci pour votre site.

    Je suis actuellement dans quelques compositions et je voudrais savoir :
    Quelles sont les structures ” INTRO – COUPLET-PRE REFRAIN – PONT -REFRAIN etc..” les plus couramment utilisées en fonction du style de morceau ?
    Questions assez ambiguë mais la qualité finale d’une composition semble probablement en dépendre, non ?
    En d’autre terme, comment choisir la bonne structure ?
    Je vous remercie par avance
    Bien cordialement.
    LUDOVIC.

    1. Merci Ludovic pour cette question intéressante.
      Il n’y a aucune règle absolue. Il suffit d’écouter Bohemian Rhapsodie pour en être convaincu.
      Cependant, il existe des structures extrêmement utilisée parce qu’elles marchent.
      Statistiquement, les deux principales sont :

      1/ avec pré-refrain
      intro couplet pre-ref refrain couplet pre-ref refrain pont ou développement puis pré-refrain refrain ou ad-lib

      2/ Sans pré-refrain

      intro couplet refrain couplet refrain développement important couplet refrain pont refrain ou ad-lib

      Bien sûr, il y a énormément de variation autour de ces deux structures de base.
      Mais les utiliser, c’est la garantie d’une efficacité éprouvée.
      Remarque : les Beatles commençaient souvent par le refrain…
      Les Corrs font des couplets et refrains dans des tonalités différentes.
      Chacun son style.
      Est-ce que j’ai répondu à ta question, Ludovic ?
      Est-ce que tu as d’autres questions ?
      Stéphane

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.