Tout est possible.

On peut composer directement sur l’image, composer sans regarder l’image, regarder l’image d’abord puis composer ensuite, etc.

Le compositeur d’aujourd’hui doit être rapide, performant, régulier et avec un faible droit à l’erreur.

Il doit être capable de gérer un film, mais aussi une série, un documentaire ou une publicité de 15 secondes.

Pour gagner de la vitesse et réduire le risque d’erreur, on gagnera à faire l’analyse préalable des scènes.

Ce sera également très utile pour savoir travailler en équipe, par exemple sur une grosse série.

La méthode de classification est employée pour constituer des banques de musique réutilisable.

1/ déterminez le tempo.

Chaque scène, chaque plan, a une vitesse.

Si la musique est plus lente, ou plus rapide, que la vitesse de l’image, alors elle fait plaquée.
La marge disponible est d’environ 10 %.

 

2/ choisissez les points de transition, les synchronismes, (point de rencontre entre l’image et la musique), en fonction de votre style, et du souhait du réalisateur.

Certains compositeurs, par exemple Hans Zimmer, marquent peu de synchronismes. On dit qu’il lisse l’image.

D’autres, comme John Williams, sont extrêmement précis, et marquent presque tout.

 

3/ classifiez les différentes intentions.

Les plus classiques, les plus courantes, sont :

– action

– sentimentale

– réaction (surtout en dessin animé)

– stress, suspens

– ambiance, remplissage

– thèmes principaux, thèmes de personnages

 

Vous ferez votre propre classification, celle qui correspond à votre sensibilité.

L’énorme avantage de cette méthode, c’est qu’elle vous trace la route à suivre.

Lorsque l’on compose, la concentration sur les notes est telle que l’on peut facilement s’égarer du point de vue de l’illustration sonore.

Un exemple typique : vous trouvez un thème magique, vous êtes en pleine envolée, et vous oubliez de prendre un virage ou de respecter les intentions de l’image.

C’est fatal.

Si le réalisateur laisse passer, c’est le mixeur du film qui vous censurera.

 

Pour chaque minute passée à analyser l’image, ce sont 10 minutes que vous gagnerez dans votre travail de compositeur.

24 minutes d’analyse, quatre heures de gagné.

 

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